Résidence Eiffel
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L'Historique de la Résidence
 

Beaulieu pour le rêve…

Gustave Eiffel et son fils
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Cette charmante station balnéaire, située à égale distance de Nice et de Monaco, protégée des vents par le mont Leuze, jouit d'un micro-climat tout à fait extraordinaire, la végétation luxuriante y est exceptionnelle. Cette générosité de la nature à l'égard de Beaulieu explique la vogue de la station, et cette modeste gare de chemin de fer (l'une des premières de la région) peut se vanter d'avoir accueilli sur ses quais, un nombre considérable de visiteurs illustres, venus par les premiers " express " du monde entier.

Parmi eux un homme dont le nom est aujourd'hui universellement connu : Gustave Eiffel. Eiffel était un habitué de Beaulieu, où il effectuait de fréquents séjours dans sa merveilleuse propriété de la Pointe des Fourmis.

Aujourd'hui Résidence de tourisme, au cœur d'une végétation luxuriante, loin du tumulte, au pied de ces rives enchantées que longent les palaces, voisine de la Villa grecque " Kerylos ", cette belle propriété a un passé prestigieux.

 

La maison d'hiver de Monsieur Eiffel


La famille Durandy louait occasionnellement la villa aux grands de ce monde, comme Pierre Romanov, Grand Duc de Russie et cousin du Tsar Alexandre III (saison 1892-1893), et Dominique Durandy, brillant avocat et éminent écrivain, directeur du " Petit Niçois ", Conseiller Général du Canton de Villefranche y vécut une bonne partie de son enfance.
Le salon de la villa Eiffel
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En 1895, la " Villa Durandy " telle qu'on la nommait alors, devint un lieu de villégiature pour la famille Eiffel. Le célèbre ingénieur s'éprit si bien du lieu qu'en 1896 il l'acheta au nom de son gendre Adolphe Salles qui était également son principal collaborateur.

Transformée à plusieurs reprises en 1903, 1911 et 1912, par l'adjonction d'une aile à l'est, surélevée d'un étage, son jardin agrémenté d'un cloître et d'un atrium bordé de colonnes doriques, la propriété rayonna de ses activités multiples : on y pratiquait l'équitation, on y organisait des tournois d'escrime, et Gustave Eiffel, qui ne savait pas rester inactif même en vacances, y installa une station météorologique très perfectionnée : thermomètres, psychromètre, hygromètre, pluviomètre, héliographe Campbell, baromètre, anémomètre Robinson, chronographe Richard…

La terrasse de la villa Eiffel
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Ses travaux d'observations, dont les relevés comparatifs avec les villes de Vacquey et Sèvres faisaient l'objet de publications annuelles contribuèrent à la renommée de Beaulieu sur mer. Ainsi, pour la saison 1909, il consignait ces quelques notes : " Jusqu'à la fin d'avril il y a eu 899 heures d'ensoleillement à Beaulieu contre 536 heures à Paris, soit une différence de 363 heures, ou sous une autre forme, on peut dire que le soleil a brillé à Beaulieu 54% du temps possible et à Paris, 34% seulement… "

Les résultats de ses travaux lui valurent également un accueil enthousiaste de la population locale : " Cette étude prouve, que le climat de Beaulieu présente pendant l'hiver une température moyenne, supérieure de 5° à 7° à celle de Paris…Ces conclusions classent Beaulieu comme la station du meilleur climat. Et l'on doit une très vive reconnaissance à Monsieur Eiffel qui l'a scientifiquement démontré. " (Le Journal des échos de Beaulieu, décembre 1902).

La curiosité de Gustave Eiffel ne s'arrêtait pas là, ainsi dans une lettre il parlait de la visibilité de la Corse : " On peut admettre que l'on voit de Nice ou de Beaulieu, tous les sommets des montagnes de Corse, situés à moins de 200 km jusqu'à une côte d'altitude notablement inférieure à celle de 2300 mètres environ que donnent les formules. " Après le décès de Gustave Eiffel en 1923, la " Villa Salles " resta la propriété de la famille Eiffel jusqu'en 1977, date à laquelle elle fut vendue à un groupe de Caisses de Retraite des Cadres.