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L'Architecture de la Résidence La
villa
Pour marquer à la fois la division en étages et l'élévation verticale (le rythme) du bâtiment, le grain de la pierre et le traitement du moellon sont différents à chaque étage, comme il était d'usage dans les premiers palais florentins du XVI ème siècle : à bossages pour le rez-de-chaussée (moellon fortement en saillie, considéré comme un socle) où l'on ne trouvait que les communs et le hall d'entrée, et à refends (moellon à faible relief) pour le " piano nobile " (1er étage, étage des maîtres). Le rythme vertical des façades est marqué par les hautes fenêtres du 1er étage, tandis que le plein cintre et les balcons à cylindre du 2ème étage, que très judicieusement, l'architecte a choisi de traiter en cylindre et non en balustre pour ne pas distraire l'œil de l'élan ascensionnel, donne à celui-ci un accent très florentin, renforcé par la corniche en très fort surplomb (comme il était de règle à Florence aussi), ainsi que par le balcon reliant les trois fenêtres centrales côté mer, équilibrant de ce fait l'élévation verticale. La façade du côté mer est précédée au rez-de-chaussée par une terrasse couverte d'un bâti de tuiles soutenu par des colonnes à chapiteaux doriques, traitée en péristyle. Les colonnes sont légèrement remplies pour donner un effet de perspective latérale, comme dans les temples grecs du Vème siècle avant J.C. Cet accent horizontal est suivi vers la droite par une autre partie d'arcatures en plein cintre reposant très harmonieusement sur des chapiteaux à crochet, (inspirés du 1er Gothique, fin XIIème siècle). Quant à la séparation des étages, il faut noter une corniche en léger retrait, et une remarquable frise en terre cuite de dauphins à tête de " Putti " dont les queues sont traitées en rinceaux.
Le cloître
Les voûtes sont d'arêtes (intersection à angle droit de deux berceaux transversaux) comme de nombreux bas-côtés d'églises romanes. Les arcs s'appuient côté mer sur des chapiteaux doriques identiques à ceux du péristyle de la villa, et la première travée du côté de la piscine est renforcée par des tirants métalliques comme Viollet-Le-Duc l'avait fait pour sauver Vezelay. Au
fond de la galerie, dans ce qui fut peut-être une ancienne chapelle, se
trouve une statue de personnage féminin de type gothique (fin XIIIème).
Œuvre remarquable à tout point de vue par le sentiment de XIème siècle
qui s'en dégage. (A comparer avec une œuvre de même attitude au Portail
Royal de Chartres, qui elle, est marquée par le hiératisme de la statue
colonne).
L'aile moderne de la Résidence
La Résidence telle qu'elle est aujourd'hui, constituée d'époques, de matériaux, et d'inspiration diverses, donne un résultat merveilleusement équilibré. Il semble évident quand l'on regarde l'ensemble, que les différents architectes qui sont intervenus sur le site se sont attachés à respecter l'œuvre de leurs prédécesseurs, et à travailler dans la continuité. |
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