Résience Eiffel
Page d'accueil - Résidence Eiffel Prestations de la Résidence Eiffel Visite de la Résidence Eiffel Situation géographique
Historique de la Résidence Eiffel L'architecture de la Résidence Eiffel Contactez la Résidence Eiffel

L'Architecture de la Résidence

La villa

La résidence Eiffel
Cliquez pour agrandir
Villa plus que centenaire, elle était la résidence secondaire de Joseph Durandy, Ingénieur de la ville de Nice, et Président du Conseil Général des Alpes Maritimes. Le terrain fut acheté entre 1882 et 1883. L'architecture de la Villa tire son inspiration des villas Florentines du Quattrocento et Cinquecento, interprété librement.

Pour marquer à la fois la division en étages et l'élévation verticale (le rythme) du bâtiment, le grain de la pierre et le traitement du moellon sont différents à chaque étage, comme il était d'usage dans les premiers palais florentins du XVI ème siècle : à bossages pour le rez-de-chaussée (moellon fortement en saillie, considéré comme un socle) où l'on ne trouvait que les communs et le hall d'entrée, et à refends (moellon à faible relief) pour le " piano nobile " (1er étage, étage des maîtres).

Le rythme vertical des façades est marqué par les hautes fenêtres du 1er étage, tandis que le plein cintre et les balcons à cylindre du 2ème étage, que très judicieusement, l'architecte a choisi de traiter en cylindre et non en balustre pour ne pas distraire l'œil de l'élan ascensionnel, donne à celui-ci un accent très florentin, renforcé par la corniche en très fort surplomb (comme il était de règle à Florence aussi), ainsi que par le balcon reliant les trois fenêtres centrales côté mer, équilibrant de ce fait l'élévation verticale.

La façade du côté mer est précédée au rez-de-chaussée par une terrasse couverte d'un bâti de tuiles soutenu par des colonnes à chapiteaux doriques, traitée en péristyle. Les colonnes sont légèrement remplies pour donner un effet de perspective latérale, comme dans les temples grecs du Vème siècle avant J.C.

Cet accent horizontal est suivi vers la droite par une autre partie d'arcatures en plein cintre reposant très harmonieusement sur des chapiteaux à crochet, (inspirés du 1er Gothique, fin XIIème siècle). Quant à la séparation des étages, il faut noter une corniche en léger retrait, et une remarquable frise en terre cuite de dauphins à tête de " Putti " dont les queues sont traitées en rinceaux.

 

Le cloître

Le cloitre de la résidence Eiffel
Cliquez pour agrandir
Lui aussi s'inspire - mais plus fidèlement - de modèles florentins du Quattrocento, tel que le " Cortile " (cour intérieure) du Palazzo Ducale de Florence, ou de celui de la " Canceleria " de Bramante à Rome. Il est, comme ses modèles, rythmé par des arcatures en plein cintre, celles-ci sont toutefois d'un écartement plus large, (peut-être pour économiser une colonne) retombant sur des colonnes légèrement renflées.

Les voûtes sont d'arêtes (intersection à angle droit de deux berceaux transversaux) comme de nombreux bas-côtés d'églises romanes. Les arcs s'appuient côté mer sur des chapiteaux doriques identiques à ceux du péristyle de la villa, et la première travée du côté de la piscine est renforcée par des tirants métalliques comme Viollet-Le-Duc l'avait fait pour sauver Vezelay.

Au fond de la galerie, dans ce qui fut peut-être une ancienne chapelle, se trouve une statue de personnage féminin de type gothique (fin XIIIème). Œuvre remarquable à tout point de vue par le sentiment de XIème siècle qui s'en dégage. (A comparer avec une œuvre de même attitude au Portail Royal de Chartres, qui elle, est marquée par le hiératisme de la statue colonne).
Ici, la statue se caractérise par un léger déhanchement (au XIVème siècle cette mode s'est tellement accentuée, qu'elle en deviendra un terrible maniérisme), qui introduit avec discrétion un réseau de lignes qui se répondent :

- Epaule gauche légèrement plus haute que la droite
- Cordelière soutenant l'aumônière, inclinée à droite
- Cheveux ramenés sur la droite, faisant écho aux plis plus fournis de la robe sur les pieds de la statue à gauche.

 

L'aile moderne de la Résidence

La villa Eiffel

 

Elégamment construite, s'inspirant de la villa, l'architecte s'est attaché à différencier les étages par l'encadrement des fenêtres : à tabernacle au rez-de-chaussée, en plein cintre au premier étage, et carrées au deuxième étage. Il n'est pas impossible, que pour ces dernières, l'architecte ait pensé aux fenêtres semblables inventées par Michel-Ange pour l'abside de Saint-Pierre à Rome.

La Résidence telle qu'elle est aujourd'hui, constituée d'époques, de matériaux, et d'inspiration diverses, donne un résultat merveilleusement équilibré. Il semble évident quand l'on regarde l'ensemble, que les différents architectes qui sont intervenus sur le site se sont attachés à respecter l'œuvre de leurs prédécesseurs, et à travailler dans la continuité.